Guide

Après un salon :
transformer ses cartes de visite en clients

En un coup d’œil

QuandCe qu’on faitPourquoi
Sur le standNoter au dos de la carte le vin goûté et la réactionDans trois jours, toutes les cartes se ressemblent
Le soir mêmeTrier : intéressés, curieux, hors cibleOn écrit d’abord à ceux qui peuvent commander
Sous 48 heuresUn message court, avec la fiche du vin goûtéLe souvenir de la dégustation est encore frais
Dans les 2 semainesDégustation, échantillon ou passage en tournéeUn salon ouvre une porte, la vente se fait après
Au bout d’un moisUne relance, puis on classeNi oubli, ni insistance

Pourquoi tant de cartes ne donnent rien

Un salon, ce sont des dizaines de dégustations en deux ou trois jours. Le soir, on rentre avec une pile de cartes de visite, et on se promet de s’en occuper « la semaine prochaine ». La semaine suivante, le domaine a repris le dessus, et la pile attend. Un mois plus tard, on ne sait plus qui avait aimé quoi, et le caviste qui voulait goûter le rosé a commandé ailleurs.

Les cartes ne valent que par ce qu’on en fait dans les jours qui suivent. Voici une méthode simple, en cinq temps.

1. Sur le stand : noter au dos de la carte

Au moment où l’on vous tend une carte, prenez dix secondes pour noter au dos (ou dans votre téléphone) :

  • le vin goûté et ce que la personne en a dit ;
  • ce qu’elle cherche : un rouge de soif pour sa carte au verre, un vin pour les fêtes, une cuvée sans sulfites ajoutés ;
  • la suite promise : « envoyer le tarif », « passer à la boutique en mars ».

C’est ce qui transformera votre message en suite de conversation, au lieu d’un message de plus dans sa boîte.

2. Le soir même : trier la pile

Trois piles suffisent :

  • les intéressés : ils ont aimé un vin, posé une question de prix ou de volume, demandé une suite ;
  • les curieux : une dégustation agréable, sans projet précis ;
  • hors cible : un particulier de passage, un fournisseur, un confrère.

Rangez chaque carte avec le nom du salon : dans un an, vous voudrez savoir qui vous aviez rencontré à cette édition.

3. Sous 48 heures : écrire aux intéressés

Un message court, personnel, qui rappelle la rencontre. Par exemple, pour une caviste fictive :

« Bonjour Claire, merci pour votre passage sur notre stand hier. Vous aviez aimé la Fleur de Lesterre 2023 pour votre carte au verre : voici sa fiche technique et notre tarif professionnel. Je passe à Bordeaux le 12 : est-ce que je peux vous en déposer une bouteille ? »

Ce qui fait la différence : le prénom, le vin précis, une pièce jointe utile, et une proposition datée. Le message part depuis votre adresse ou votre WhatsApp professionnel, pas depuis une lettre d’information.

4. Dans les deux semaines : proposer la suite

Un salon ouvre une porte ; la commande vient presque toujours après. Selon le contact :

  • une dégustation chez lui, avec deux ou trois vins choisis d’après ce qu’il a aimé ;
  • un échantillon s’il est loin, avec la fiche technique dans le colis ;
  • un passage pendant votre prochaine tournée s’il est sur votre route.

Les curieux, eux, reçoivent un message plus léger : la fiche du vin goûté, et une invitation à vous recontacter quand le moment sera venu.

5. Au bout d’un mois : une relance, puis on classe

Sans réponse, une relance courte suffit : un nouveau millésime, une date de passage, une question simple. Si elle reste sans réponse, classez le contact parmi vos prospects sans le relancer davantage : il retrouvera votre nom au prochain salon.

Ce que dit la règle

En France, écrire par e-mail à un professionnel pour lui proposer une offre en lien avec son métier est admis, à condition qu’il puisse facilement refuser la suite (règles de la CNIL sur la prospection entre professionnels). Une carte de visite tendue sur un stand n’autorise pas pour autant à l’inscrire à une lettre d’information : demandez-lui d’abord.

Questions fréquentes

Les questions
qu’on nous pose.

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Combien de temps attendre avant d’écrire ?

Le moins possible : 48 heures après le salon, le souvenir de la dégustation est encore là. Au-delà d’une semaine, votre message devient celui d’un inconnu.

Faut-il écrire à tous les contacts du salon ?

Non. Les intéressés d’abord, avec un message personnel ; les curieux ensuite, plus brièvement ; les contacts hors cible, pas du tout.

E-mail ou WhatsApp ?

Celui que la personne utilise. Un caviste ou un sommelier répond souvent plus vite sur WhatsApp ; un acheteur de grossiste, plutôt par e-mail. Notez-le sur la carte.

Peut-on inscrire les contacts d’un salon à sa lettre d’information ?

Pas sans leur accord. Un message personnel qui fait suite à la rencontre est admis entre professionnels ; une inscription à une lettre se demande.

Le prochain salon, sans pile de cartes.

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